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31 ans ont passé depuis la révolution islamique. 31 ans d’efforts de la part du pouvoir pour former une génération révolutionnaire et utopiste.
Tout a été fait pour présenter la révolution comme une rupture et comme un point de départ. Une rupture qui devait mettre un point final au despotisme. Mais une rupture qui devait également appeler de nouveaux jours, de longs printemps.
31 années au cours desquelles écoliers, collégiens et lycéens iraniens se voyaient inculquer une histoire dénonçant les injustices du passé. Mais pourtant, tout le monde pouvait constater, dans le même temps, qu’injustices, discriminations et répression étaient toujours d’actualité. La déception et la peur ont fini par atomiser la société iranienne.
En juin 2009, ce sont ces mêmes Iraniens, formés par ce régime, qui se sont vu voler leurs voix. Les manifestations spontanées qui ont fait suite à ce coup d’Etat, leur ont fait prendre conscience de leur poids réel, de leur véritable force, de leur nombre. Une seule et même vague verdoyante surgissait des ruelles pour envahir des villes entières. Une diversité de points de vue, d’engagements et de croyances, mais une unité d’action face au despotisme.
Sur le chemin de la conquête des droits civiques, les Iraniens ont rencontré les matraques. De nombreux manifestants, innocents, pacifiques, ont perdu leur vie sur cette route. Mais c’est sur ces expériences de combats éclairés, qu’un nouvel Iran est entrain de se reconstruire.
Ce combat continuera jusqu’à ce que l’état de droit renverse enfin le pouvoir despotique. Il continuera jusqu’à ce qu’il soit reconnu aux Iraniens le droit de pouvoir décider librement de leur sort et de leur avenir.
L’hiver sera peut-être long, mais il ne fait aucun doute que ce peuple en lutte connaîtra son printemps.
Paris, le 07 février 2010
Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens
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